Economie : La Côte d’Ivoire se lance dans la transformation de l'anacarde

 

Il y a encore une vingtaine d’années, la Côte d’Ivoire comptait peu dans la filière anacarde, c’est aujourd’hui le premier producteur mondial de noix de cajou. Le pays s’est maintenant lancé dans la transformation.

L’idée étant que l’anacarde ne subisse pas la même évolution que le cacao, dont le pays est également le premier producteur mondial depuis des années, selon Soumahoro Bangali, Directeur du CITA, le Centre d’innovation et de technologies de l’anacarde. 

« Nous ne voulons plus rester cantonnés dans la production et limités à la petite section de la valeur ajoutée. C’est pour ça qu’en ce qui concerne l’anacarde, nous sommes allés vite et nous voulons mettre les outils qu’il faut, pour très vite monter dans la chaîne de valeurs. »

La Côte d’Ivoire assure aujourd’hui au moins une première transformation de 100 000 tonnes de noix de cajou, soit 13% de sa production annuelle, qui est de 750 000 tonnes. Le CITA n’est pas qu’une usine de transformation, c’est aussi un centre de formation pour tous ceux qui veulent investir dans la filière.

Adama Coulibaly, Directeur général du Conseil du Coton et de l’Anacarde. « Il a été financé par le Conseil du coton et de l’anacarde sur 2 guichets. Avec 90% du financement qui ont été mobilisés sur notre guichet propre et 10% que nous avons mobilisés sur le guichet d’un projet financé par la Banque Mondiale, dans le cadre de la promotion de la chaîne des valeurs dans la noix de cajou. »

Avec un financement global de 3 milliards 900 millions de francs CFA, soit près de 6 millions d’euros. Une ambition de la transformation qui sera bénéfique aux producteurs sur un aspect.

Installée à Yamoussoukro, à 235 km au nord d’Abidjan, le CITA emploie aujourd’hui 150 personnes, dont une majorité de femmes.

Guy. G